Troubles de la marche
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Troubles de la marche

Les troubles de la marche et de l'équilibre des personnes âgées sont liés au vieillissement nerveux et musculaire diminuant l'équilibre, associés à l'apparition de maladies diverses liées à l'âge, à leurs traitements et à une modification physiologique des organes. Ainsi, on observe souvent, de façon physiologique chez le sujet âgé, un raccourcissent du pas avec une diminution de la vitesse de marche et une réduction du balancement des bras.

Pourquoi sont-ils plus importants chez le sujet âgé ?

Avec le vieillissement, de nombreux déficits sensoriels ou moteurs peuvent entrainer des troubles de la marche : les troubles de la sensibilité notamment au niveau des pieds réduisent l'équilibre ; les troubles auditifs et de visions sont également à risque de chute ; la diminution du nombre de fibres musculaires (sarcopénie) diminue la force musculaire et l'amplitude des mouvements. Les pathologies rencontrées lors du vieillissement telles que les rhumatismes, l'ostéoporose, les accidents vasculaires cérébraux, les démences, l'insuffisance cardiaque ou respiratoire, l'anémie et même la poly médication, sont elles-mêmes pourvoyeuses de chutes.
Les troubles visuels, auditifs, et un certain nombre d'éléments rendant la marche hésitante et difficile : chaussures mal adaptées, sols de mauvaise qualité et semés d'embûches.
Les troubles de la marche sont directement responsables de la perte d'autonomie : peur de tomber qui entraine une diminution du nombre de sorties du domicile, et même parfois des difficultés pour exécuter les gestes de la vie quotidienne.
Ils sont aussi à l'origine de chutes qui ont des conséquences immédiates graves (hospitalisation, fractures, entrée en maison de retraite).

Quels sont les différents troubles de la marche ?

Il existe plusieurs types de troubles de la marche, souvent causés par des pathologies toutes aussi différentes. L'observation de la marche permet d'aider au diagnostic.
Ainsi on distingue :

  • la marche hésitante et mal systématisée : c'est le trouble le plus fréquent chez les personnes âgées, qu'on retrouve en présence de troubles de la vue, dans la maladie d'Alzheimer, et dans des environnements inadaptés au déplacement d'une personne âgée ( environnement encombré, tapis glissants, espaces mal éclairés etc.).
  • la marche avec boiterie et douleur : elle est habituellement due à une arthrose ou à une chute. Elle nécessite souvent des explorations en imagerie (radiographie, scanner, IRM) et la mise en place d'un traitement symptomatique soulageant la douleur.
  • la marche en « fauchage » : le membre inférieur fait un mouvement ressemblant à celui d'une faux. On retrouve ce type de marche chez les personnes atteintes d'hémiplégie, le plus souvent due à un accident cardio-vasculaire cérébral.
  • la marche « steppante » : la personne lève la jambe très haut car la pointe du pied est bloquée vers le bas et il est impossible de la relever. C'est habituellement la traduction d'une paralysie du nerf sciatique poplité externe.
  • la marche « ivre » : elle est sinueuse, faite de pas brusques et irréguliers, comme si la personne était ivre. Elle est caractéristique des pathologies touchant le cervelet et dans les atteintes nerveuses globales.
  • la marche « à petit pas » : les pieds sont comme collés au sol, et la personne marche à tout petit pas. C'est une caractéristique des infarctus cérébraux localisés (qu'on appelle « état lacunaire ») ou des hydrocéphalies à pression normale.
  • la marche avec « rétro-pulsion » : la personne est raide, le buste en arrière, raide. Les orteils sont relevés. On retrouve cette attitude chez les personnes ayant chuté récemment, avec une peur de retomber.
  • la marche « dandinante » : elle se traduit par une démarche en canard qui est celle que l'on rencontre dans les pathologies musculaires.

Comment vivre avec ?

Les troubles de la marche chez les personnes âgées peuvent être améliorés s'ils bénéficient d'un traitement adapté, d'un appareillage de qualité (canne ou déambulateur adapté aux besoins de la personne âgée) et de programmes de rééducation spécifiques, parfois avec l'aide d'un kinésithérapeute ou d'un ergothérapeute. Pour cela, il faut évaluer la cause des troubles de la marche et anticiper le risque de chute pour adapter au mieux la prise en charge.
Il est également recommandé d'aménager l'environnement de la personne âgée afin qu'elle soit plus autonome et qu'elle puisse se déplacer sans risques (mise en place de barre d'appui, désencombrement des passages, bon éclairage des zones de passage, bon chaussage). Une téléalarme, pour prévenir en cas de chute, peut être prescrite par le médecin traitant s'il le juge nécessaire. De même, l'achat d'une chaise percée ou d'un urinal peut être nécessaire pour éviter les risques de chutes la nuit en allant aux toilettes.
Enfin, des aides humaines peuvent être mises en place pour faciliter le quotidien (auxiliaires de vie, aide-ménagères) et éviter le risque de chutes (comme, par exemple, éviter le port de charges lourdes telles que les courses lorsque l'on est atteint de troubles de la marche…).

En partenariat avec : Le figaro santé

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